le grend frére que j'au jamais eux et se petite famille que j'adore
12/08/2006 02:17 par islame88
Je te hais,
Pour ce que tu as fait.
Je te hais,
Pour ce que tu es.
Je te hais,
Pour ces mots que tu as prononcés.
Je te hais,
Pour ce que tu m’as fait penser.
Je te maudis aussi,
Pour tout ces soucis.
Je te maudis encore,
Parce que tu es la seul a décidé de mon sort.
Je te détruirais,
Comme tu l’as si subtilement fait !.
Je te le promets, tu me supplieras, un jour,
Tu m’imploreras de t’aimer pour toujours......
Mes chers parents,
Je pars.
Je vous aime, mais je pars.
Vous n'aurez plus d'enfant,
Ce soir.
Je n'm'enfuis pas. Je vole.
Comprenez bien : je vole.
Sans fumée, sans alcool,
Je vole. Je vole.
C'est jeudi. Il est cinq heures cinq.
J'ai bouclé une petite valise
Et je traverse doucement
L'appartement endormi.
J'ouvre la porte d'entrée
En retenant mon souffle
Et je marche sur la pointe des pieds,
Comme les soirs
Où je rentrais après minuit,
Pour ne pas qu'ils se réveillent.
Hier soir à table,
J'ai bien cru que ma mère
Se doutait de quelque chose.
Elle m'a demandé si j'étais malade
Et pourquoi j'étais si pâle.
J'ai dit que j'étais très bien,
Tout à fait clair.
Je pense qu'elle a fait
Semblant de me croire,
Et mon père a souri.
En passant à côté de sa voiture,
J'ai ressenti comme un drôle de coup.
Je pensais que ce s'rait plus dur
Et plus grisant, un peu
Comme une aventure,
En moins déchirant.
Oh, surtout ne pas se retourner,
S'éloigner un peu plus.
Il y a la gare
Et après la gare,
Il y a l'Atlantique
Et après l'Atlantique...
C'est bizarre, cette espèce de cage
Qui me bloque la poitrine.
Ça m'empêche presque de respirer.
Je me demande si, tout à l'heure,
Mes parents se douteront
Que je suis en train de pleurer.
Oh, surtout ne pas se retourner,
Ni des yeux, ni de la tête,
Ne pas regarder derrière,
Seulement voir ce que je me suis promis,
Et pourquoi, et où, et comment.
Il est sept heures moins cinq.
Je me suis rendormi
Dans ce train qui s'éloigne un peu plus.
Oh, surtout ne plus se retourner,
Jamais.
Nous avions vingt ans toi et moi
Quand on a sous le même toit
Combattu la misère ensemble
Nous étions encore presqu'enfants
Et l'on disait en nous voyant
Regardez comme ils se ressemblent
Nous avons la main dans la main
Surmonté les coups du destin
Et résolu bien des problèmes
Le ventre vide en privation
Tu te nourrissais d'illusions
Il te suffisait que je t'aime
Nous avons lutté tant d'années
Que la fortune s'est donnée
Mais l'âge a pris ton insouciance
Tu te traînes comme un fardeau
Et ne ris plus à tout propos
Et pleures ton adolescence
Et passes du matin au soir
Des heures devant ton miroir
Essayant des fards et des crèmes
Et moi, je regrette parfois
Le temps où pour forger tes joies
Il te suffisait que je t'aime
Si je le pouvais mon amour
Pour toi j'arrêterais le cours
Des heures qui vont et s'éteignent
Mais je ne peux rien y changer
Car je suis comme toi logé
Tu le sais à la même enseigne
Ne cultive pas les regrets
Car on ne récolte jamais
Que les sentiments que l'on sème
Fais comme au temps des années d'or
Et souviens-toi qu'hier encore
Il te suffisait que je t'aime
Pour moi rien n'a vraiment changé
Je n'ai pas cessé de t'aimer
Car tu as toujours tout le charme
Que tu avais ce jour béni
Où devant Dieu tu as dit: " oui "
Avec des yeux baignés de larmes
Le printemps passe, et puis l'été
Mais l'automne a des joies cachées
Qu'il te faut découvrir toi-même
Oublie la cruauté du temps
Et rappelle-toi qu'à vingt ans
Il te suffisait que je t'aime
Puisqu'il faut dire, puisqu'il faut parler de soi
Puisque ton cœur ne brûle plus comme autrefois
Même si l'amour, je crois, ne se dit pas
Mais puisqu'il faut parler alors écoute-moi
Mais je n'ai que mon âme
Pour te parler de moi
Oh juste mon âme
Mon âme et ma voix
Si fragiles flammes
Au bout de mes doigts
Dérisoires armes
Pour parler de moi
Même si tu dis que je fais partie de toi
Que notre histoire nous suivra pas à pas
Je sais tellement que l'amour a ses lois
S'il faut le sauver alors écoute-moi
Mais je n'ai que mon âme
Pour te parler de moi
Oh juste mon âme
Mon âme et ma voix
Et mon corps qui s'enflamme
Au son de ta voix
Je ne suis qu'un homme
Qui t'aime tout bas
Mais que Dieu me damne
Si j'oublie ma voie
Que la vie me condamne
Si tu n'es plus ma loi
Et s'éteint cette flamme
Qui brûle pour toi
Je n'ai que mon âme
Pour parler de moi
Je n'ai que mon âme
Pour parler de moi