couple
08/06/2007 00:22 par islame88
Envie de douceur, envie de tendresse
Envie de candeur et de délicatesse
Envie d'entendre des mots doux
Envie de caresses et de bisous
Envie de chaleur et de bonheur
Envie d'un baiser saveur miel et chocolat
Envie de partager ces sensations-là
Envie d'aimer, envie d'être étourdie
Envie de folie, de déraison, d'interdit
C'est au fruit du hasard
Que je suis seule le soir
Que j'ai ce sentiment bizarre
Ce coup de cafard, ce coup de poignard
Une blessure non exorcisée
Une armure pas cicatrisée
Il pèse lourd le poids de ce passé
Je ne parviens plus à m'en débarrasser
C'est comme un couteau planté dans ma chair
Qui ne me laisse aucun répit, aucune colère
Pourtant j'aimerais bien que tout soit clair
Telle une source chaude, un lac éphémère
C'est comme oublier de plier un mouchoir
Faire un nœud pour ne pas perdre espoir
Mais soudain la nuit envahit tout, le noir
Cette potion amère que je persiste à boire
Il n'y a pas de parcelle
En territoire inconnu
Un destin qui se morcelle
Une terre aride et nue
Il n'y a pas de fenêtre
Aux barreaux de mes yeux
Un crâne sous la tempête
Empêche de voir les cieux
Il n'y a pas de chambre
Tout autour de mon lit
Des lèvres qui tremblent
A l'approche de la nuit
Il n'y a pas de regard
Suspendu à mes larmes
Des rêves dorés de fard
Aux couleurs pourpres et parmes
J'écris mes blessures comme de lents murmures
J'écris ce que j'aime en laissant couler ma peine
J'écris mes cauchemars avant qu'il ne soit trop tard
J'écris ce qui me blesse car le temps me presse
J'écris sans contrainte une terrible plainte
J'écris au présent tous mes maux d'enfant
J'écris dans les larmes mes douleurs de femme
J'écris d'un soupir pour m'en souvenir
J'écris sans la haine qui coule dans mes veines
J'écris mon courage, je raconter ma rage
J'écris mes ratures, taches, éclaboussures
J'écris sur ma vie de vide et d'agonie
J'écris sans mensonge le mal qui me ronge
J'écris haut et fort pour pouvoir vivre encore
J'écris sans crier mes mots désenchantés
J'écris ce que je ne dis pas, ce qui est mort en moi
J'écris pour ne pas dire, hurler dans un soupir
J'écris en silence pour ne plus pleurer l'absence. . .
Sombre envie de fuir
D'écrire pour survivre
Le cœur entre deux rives
Dérive du mal de vivre
Toujours en équilibre
Sur le fil provisoire
Tissé comme par hasard
Dans un pays barbare
Où règne le désespoir
J'ai voulu faire naufrage
Balancer mon ancrage
M'échapper sous l'orage
Peine perdue sans bagage
J'ai voulu accoster
Sur une rive embourbée
Les flots m'ont rattrapée
Et je me suis noyée
Dans un monde sans pitié
Un regard. Des sons. Des rêves. La luminosité trop régulière, l'esprit trop vaste. Vasque emplie d'échos, de demie-teintes. Je vole. Un murmure emmure toutes les issues. Le réel asservi à l'imaginaire.
Une vague anéantissement lorsque les pas s'éloignent tandis que ceux du silence arrivent. Sourire masqué. Lèvres lissées et acérées comme des lames. Les pas s'estompent. L'espace se rétrécit. La main tremble. Le regard se fissure. Retour aux rêves sans image. La neige voletige si près du gouffre, au bord des larmes. Je te promets, je ne pleurerai pas.
Derrière la fenêtre, l'air tremble. Le rêve semble. Les pas dans le couloir. Tu t'en vas ? Tu m'en veux ? Univers clos de la tempête évanescente. Confinée. Mon corps s'entête à vouloir suivre la rigidité du mur. L'appui ne signifie pas que je suis. L'infirmière me parle. On m'emmène. Le corps accepte pour un moment, permet, se soumet.
Non, la petite fleur ne crèvera pas...