tjr gnawa

13/08/2007 02:51 par islame88

  • tjr gnawa

    tjr gnawa

    13/08/2007 02:51 par islame88

lol

13/08/2007 02:50 par islame88

  • lol

    lol

    13/08/2007 02:50 par islame88

comme d..b

13/08/2007 02:49 par islame88

  • comme d..b

    comme d..b

    13/08/2007 02:49 par islame88

euhhhhhh

13/08/2007 02:43 par islame88

  • euhhhhhh

    euhhhhhh

    13/08/2007 02:43 par islame88

zairi and me

13/08/2007 02:42 par islame88

  • zairi and me

    zairi and me

    13/08/2007 02:42 par islame88

raté lol

13/08/2007 02:39 par islame88

  • raté lol

    raté lol

    13/08/2007 02:39 par islame88

les a mis

13/08/2007 02:36 par islame88

  • les a mis

    les a mis

    13/08/2007 02:36 par islame88

Pour saluer Chraïbi

25/07/2007 01:30 par islame88

  • Pour saluer Chraïbi

    Pour saluer Chraïbi

    25/07/2007 01:30 par islame88

Voilà une disparition qui n’encombre pas micros et nécros. Autant dire qu’elle passe inaperçue. C’est à se demander si on se souvient encore dans ce pays de Driss Chraïbi, écrivain de langue française vivant en France depuis 1971, qui s’est éteint dimanche à 81 ans dans un village de la Drôme. Enfant terrible, iconoclaste et heureusement provocateur des Lettres marocaines, il était natif de El Jadida en un temps où elle s’appelait encore Mazagan. Mais dès l’âge de 20 ans, après des études au lycée Lyautey de Casablanca, ce fut Paris, des études d’ingénieur-chimiste et de neuro-psychiatrie, la production d’émissions à France-Culture, la fréquentation des poètes puis l’enseignement de la littérature maghrébine à l’université Laval-Québec et surtout l’écriture. Ses derniers livres, ceux des années 80, reflètent l’image d’un rêveur fou mais apaisé par sa nostalgie d’un âge d’or, d’un marocain en exil qui s’interroge sur la mémoire qu’il conserve de son pays, surtout son passé berbère et andalous. Mais c’est un autre Chraïbi, se revendiquant comme “un écrivain nerveux”, non pas le vrai Chraïbi mais le premier, que ses lecteurs conserveront à l’esprit car c’est celui des premiers temps. Il s’était fait connaître par ses deux premiers romans, il est vrai, exceptionnels : Le Passé simple (1954) et surtout Les Boucs (1955). Deux textes inoubliables d’une intensité, d’une acuité et d’une violence critique plutôt rares, tous deux dégageant une atmosphère étouffante, ce qui n’atténua pas le scandale de leur publication. Le premier s’en prenait aux pesanteurs et à la rigidité de la société marocaine dans ce qu’elle a de plus traditionnelle, à travers la révolte d’un jeune homme de la grande bourgeoisie contre toutes les formes de pouvoir (financier, religieux, féodal) qu’incarne son père ; tandis que le second dénonçait le rapport de la France à ses étrangers à travers l’exploitation des immigrés et d’une manière générale celle, partout dans le monde, des “promus au sacrifice”. Le critique A.Bounfour fait justement remarquer dans le Dictionnaire de littératures de langue arabe et maghrébine francophone (édité par Jamel Eddine Bencheikh, PUF) que la voix singulière de cet écrivain était faite des nuances de l’interlangue franco-arabe, d’une dimension poétique sous forme d’incantation lyrique, d’un chant au rythme bien particulier, de ce que la musique du conte peut avoir de charnel et d’une nervosité de la langue pleine, aussi, de cris et de rires. Et au bout, juste la quête de la vérité. On jugera de l’ironie, du sens de la dérision et de l’indépendance de cet écrivain inclassable à travers l’épître dédicatoire de son premier roman :“A François Mauriac 1954. Il y avait alors la révolte et l’espoir”, augmentée d’une seconde lors de sa réédition “A Hassan II et autres valeureux leaders du monde arabe. N’y aurait-il plus que la révolte ? 1977″
Voilà une disparition qui n’encombre pas micros et nécros. Autant dire qu’elle passe inaperçue. C’est à se demander si on se souvient encore dans ce pays de Driss Chraïbi, écrivain de langue française vivant en France depuis 1971, qui s’est éteint dimanche à 81 ans dans un village de la Drôme. Enfant terrible, iconoclaste et heureusement provocateur des Lettres marocaines, il était natif de El Jadida en un temps où elle s’appelait encore Mazagan. Mais dès l’âge de 20 ans, après des études au lycée Lyautey de Casablanca, ce fut Paris, des études d’ingénieur-chimiste et de neuro-psychiatrie, la production d’émissions à France-Culture, la fréquentation des poètes puis l’enseignement de la littérature maghrébine à l’université Laval-Québec et surtout l’écriture. Ses derniers livres, ceux des années 80, reflètent l’image d’un rêveur fou mais apaisé par sa nostalgie d’un âge d’or, d’un marocain en exil qui s’interroge sur la mémoire qu’il conserve de son pays, surtout son passé berbère et andalous. Mais c’est un autre Chraïbi, se revendiquant comme “un écrivain nerveux”, non pas le vrai Chraïbi mais le premier, que ses lecteurs conserveront à l’esprit car c’est celui des premiers temps. Il s’était fait connaître par ses deux premiers romans, il est vrai, exceptionnels : Le Passé simple (1954) et surtout Les Boucs (1955). Deux textes inoubliables d’une intensité, d’une acuité et d’une violence critique plutôt rares, tous deux dégageant une atmosphère étouffante, ce qui n’atténua pas le scandale de leur publication. Le premier s’en prenait aux pesanteurs et à la rigidité de la société marocaine dans ce qu’elle a de plus traditionnelle, à travers la révolte d’un jeune homme de la grande bourgeoisie contre toutes les formes de pouvoir (financier, religieux, féodal) qu’incarne son père ; tandis que le second dénonçait le rapport de la France à ses étrangers à travers l’exploitation des immigrés et d’une manière générale celle, partout dans le monde, des “promus au sacrifice”. Le critique A.Bounfour fait justement remarquer dans le Dictionnaire de littératures de langue arabe et maghrébine francophone (édité par Jamel Eddine Bencheikh, PUF) que la voix singulière de cet écrivain était faite des nuances de l’interlangue franco-arabe, d’une dimension poétique sous forme d’incantation lyrique, d’un chant au rythme bien particulier, de ce que la musique du conte peut avoir de charnel et d’une nervosité de la langue pleine, aussi, de cris et de rires. Et au bout, juste la quête de la vérité. On jugera de l’ironie, du sens de la dérision et de l’indépendance de cet écrivain inclassable à travers l’épître dédicatoire de son premier roman :“A François Mauriac 1954. Il y avait alors la révolte et l’espoir”, augmentée d’une seconde lors de sa réédition “A Hassan II et autres valeureux leaders du monde arabe. N’y aurait-il plus que la révolte ? 1977″

marwan moi ali

20/07/2007 23:50 par islame88

  • marwan moi ali

    marwan moi ali

    20/07/2007 23:50 par islame88

mwa mon prof et poukou

20/07/2007 23:46 par islame88

  • mwa mon prof et poukou

    mwa mon prof et poukou

    20/07/2007 23:46 par islame88